La santé physique avant le comportement
Avant toute intervention comportementale, il est important pour moi que la santé physique du cheval soit prise en considération.
Je favorise fortement une approche interdisciplinaire et la collaboration avec les différents professionnels qui entourent le cheval : vétérinaire, maréchal-ferrant ou professionnel du pied, ostéopathe, massothérapeute et autres professionnels pertinents selon la situation.
Au minimum, lorsqu’une problématique de santé ou une douleur pourrait être impliquée, je souhaite que le cheval ait été évalué par un vétérinaire.
Je n’irai pas rencontrer un cheval pour travailler une problématique comportementale si une problématique de santé pouvant expliquer ou influencer ce comportement est suspectée et qu’aucune démarche vétérinaire n’a été entreprise.
Selon la situation, je peux également demander à avoir accès aux informations pertinentes découlant de l’examen vétérinaire. Celles-ci peuvent m’être transmises par le propriétaire. Mon objectif n’est pas de poser moi-même un diagnostic, mais de pouvoir travailler avec transparence et avec les informations nécessaires pour respecter le cheval et les limites de mon intervention.
Je ne remplace aucun professionnel de la santé
Je suis intervenante en comportement équin.
Je ne suis ni vétérinaire, ni massothérapeute, ni maréchal-ferrant, ni ostéopathe, ni aucun autre professionnel de la santé animale.
Oui, je possède des connaissances dans plusieurs de ces domaines. Je continue également d’en acquérir, parce qu’elles me permettent de mieux comprendre le cheval dans son ensemble. Cependant, ces connaissances ne servent jamais à remplacer l’expertise d’un professionnel qualifié, à établir un diagnostic ou à vous dire quoi faire à sa place.
Elles me permettent plutôt de vous ouvrir différentes pistes de réflexion.
Elles peuvent nous amener à nous demander : Est-ce que quelque chose pourrait être investigué davantage? Est-ce qu’un autre professionnel devrait être impliqué? Vers qui pourrions-nous nous tourner? Y a-t-il un élément physique, environnemental ou comportemental que nous n’avons pas encore considéré?
Je ne souhaite jamais vous laisser croire que je possède la réponse absolue.
Au contraire.
Mon travail consiste aussi à reconnaître les limites de mes connaissances et de mon champ d’intervention.
Le cheval est un tout
Un comportement ne devrait pas automatiquement être considéré comme un problème à corriger.
La douleur, l’inconfort, la santé, l’environnement, les besoins fondamentaux, les expériences antérieures, l’apprentissage et plusieurs autres facteurs peuvent influencer ce que le cheval exprime.
C’est pourquoi, avant de chercher à modifier un comportement, je considère essentiel de se demander ce que ce comportement peut nous communiquer et si la santé physique du cheval a été adéquatement prise en charge.
Oui, je suis intervenante en comportement équin. Mais avant tout, je me dois de m’assurer que la santé physique du cheval est prise en main par les professionnels compétents lorsque la situation le nécessite.
Le comportement ne remplace jamais la médecine vétérinaire.